Pêche en Savoie de la truite dans la Beaufortain en lac de haute montagne.
- Arno
- 13 janv.
- 3 min de lecture
La pêche en lac de montagne est l’une de mes préférées pour le cadre sauvage que la montagne garantit, la faible pression de pêche et une densité de poissons surtout des truites qui peut s’avérer être très bonne.
C’est aussi dans cette optique d’éviter des rivières de plaine qui deviennent surfréquentées l’été que nous avons décidé, avec mon oncle, de faire un peu de route pour pouvoir pêcher dans un environnement qui ne souffre pas encore trop des canicules et où la pression de pêche est plus faible.

Nous choisissons donc de tenter le lac des Tempêtes dans le Beaufortain. En réalité, c’est un groupe de trois lacs perchés à 2 000 mètres d’altitude. La randonnée démarre au niveau du lac de Saint-Guérin, un autre lac pêchable et magnifique. La marche est de deux heures et demie à l’aller..
Bien arrivé en haut la peche peut commencer
Une fois arrivés en haut, avec un gros rythme pour essayer d’optimiser notre temps de pêche, nous commençons à pêcher depuis le secteur où la randonnée accède au premier lac, le plus grand par ailleurs. Nous attaquons comme toujours aux vairons maniés, avec des poissons que nous avons montés avec un bulleur pour être sûrs d’avoir des poissons bien vivants là-haut.
Le montage reste toujours le même, avec des vairons de taille moyenne, voire même des gros, une godille de 5 g et un triple.
Au bout de 5 minutes de pêche, je décroche un joli poisson de 30 cm proche d’un tapis d’algues.

ATTENTION : dans les lacs de montagne, les truites sont nettement plus petites qu’en rivière (globalement, car il existe des truites énormes prises en lac évidemment). Ainsi, si l’on vient pêcher dans ces milieux, ce n’est pas pour battre son record, mais plus pour la biodiversité, ce qui vient donc avec une certaine éthique de pêche.
Le lac n’est pas si profond que ça (4–5 mètres d’eau) et la pêche aux vairons y est vraiment propice. Dix minutes après avoir décroché la première truite, j’en pique une autre au même endroit, une belle truite de 27 cm. J’en repiquerai une petite cinq minutes plus tard, mais c’est maintenant le temps de manger.

Une grosse surprise !!
Avant de manger, j’avais placé un vairon mort au fond en me disant que, dans le doute, si une truite passait par là, elle n’aurait qu’à ramasser le vairon au fond comme l’aurait fait un brochet au mort posé. Autant tester, ça ne coûte rien !
Fin de repas : je vois mon fil se tendre doucement alors que le vent baisse. Au début, je doute, je prends la canne et je sens effectivement une tension au bout de la ligne. Je ferre, mais j’ai desserré le frein comme pour une pêche au mort posé ; le ferrage est donc ultra mou. Je pense la décrocher, mais au final elle se pique bien et je la ramène !
Une truite faite en mangeant de la tomme.

Après manger, nous décidons d’aller voir les deux lacs plus bas, nettement moins fréquentés.Le premier lac des deux d’en bas est magnifique, avec des roselières, un lac assez shallow (je pense que le point le plus profond doit être de 3 mètres) et une eau translucide. Mon oncle fait une truite au niveau de la mini presqu’île et j’en ferai une autre, petite, plus tard.
Cependant, dans le dernier lac, nous ne ferons aucun poisson, notamment dû au fait qu’avec la quantité d’algues il était impossible de pêcher proprement. À noter une quantité très importante de vairons sur ce lac, contrairement aux deux autres, ce qui pourrait peut-être s’expliquer par un manque de prédateurs, ici les truites.

Sur le retour, nous re-pêcherons un peu dans le plus grand lac d’en haut où je ferai la plus grosse de la journée : une belle fario de 30 cm prise entre deux grosses touffes d’algues.
Pour conclure, les lacs de la Tempête sont intéressants pour la pêche, avec de belles densités de poissons, sauf dans le dernier lac d’en bas. À noter qu’en été le lac a tendance à être assez fréquenté par les randonneurs.





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