Pêche au thon jaune à Cape Town : l’aventure ultime !
- Arno Convers
- 4 avr. 2024
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 4 jours
Partie 2
"Nous sommes à la mi-mars et après avoir reporté le voyage deux fois, Barry (le capitaine) confirme que la météo sera enfin favorable ! Nous partons pour une grande sortie de pêche au thon jaune.On en attraper un de plus de 50 kg !"

La pêche au thon jaune se déroule loin de la côte avec des moulinets Shimano à grand ratio
Après un réveil matinal à 6h et notre arrivée au port à 7h, la grande sortie de pêche au thon jaune commence.
À cette heure, le lever de soleil en mer, avec les montagnes en arrière-plan, est vraiment un spectacle magique !

Après plus d’une heure de navigation à pleine vitesse vers un courant chaud venant de l’océan Indien (la côte a disparu), les capitaines commencent à installer les lignes de traîne (on voit souvent des calmars en surface depuis le bateau, ce qui attire les albatros et les thons) ou des leurres plongeants plus près des moteurs.
C’est une technique très efficace pour localiser les poissons et elle permet de couvrir rapidement beaucoup de terrain.
«Nous ferrons le premier poisson très tôt, après environ trente minutes de traîne avec un des calmars en surface. Super départ !
Cependant, le combat est moins intense et plus court que pour le thon jaune, avec un départ initial plus calme.
Après environ 15 minutes de lutte avec un poisson toujours très puissant à cause de sa taille, nous sortons un très grand thon albacore de 20 kg (une belle prise pour cette espèce) avec des couleurs magnifiques et des nageoires pectorales exceptionnellement longues.

La traîne peut être assez longue sans aucun depart…
Cependant, c’est une technique qui peut être assez ennuyeuse. Les touches sont peu fréquentes, surtout si les poissons se sont déplacés vers une zone totalement différente !
«Après plusieurs heures de traîne sans aucune touche, je commence à penser que cette journée ensoleillée porte malheur. Je regarde l’immense étendue de mer. Elle est tellement vaste. Mais où sont les poissons ? »
Soudain, Barry reçoit un appel de l’un de ses collègues via la radio, lui disant de le rejoindre dans une zone nord où les thons se nourrissent activement et où nous aurons une excellente chance d’en attraper…
Barry reçoit un appel. Il y a des thons. On y va !
Pas de temps à perdre, Barry met les gaz, et 20 minutes plus tard, nous sommes sur place. À notre arrivée, il y avait déjà 4 bateaux de charter, tous avec un poisson au bout de la ligne!

Après avoir changé les montages, il est temps d’appâter le monstre en lançant, sans plaisanter, 3 kilos de sardines coupées en deux !
Le montage est extrêmement simple : un hameçon avec des sardines similaires à celles jetées par-dessus bord, qu’on laisse dériver tout en gardant un œil dessus, en attendant qu’un thon morde. Nous allons pêcher au spinning. C’est une montée d’adrénaline incroyable avec la promesse de départs fous !
Cependant, physiquement, c’est beaucoup plus dur que la traîne où le poisson est déjà fatigué. Ici, c’est vraiment du un contre un. Avec la tension de la ligne, si elle frotte contre le bateau, c’est terminé. Elle se casse et le thon s’en va.
« La première touche est quasi immédiate. À peine le temps d’attacher la ceinture, et le poisson a déjà pris 50 cm de ligne… Quelle beauté ! »
Attention à la rupture !
Avec ces cannes très rigides, il est essentiel d’utiliser correctement la ceinture ; sinon, le poisson incroyablement puissant pourrait presque vous faire tomber par-dessus bord (bien que ce soit quasi impossible, les gars vous tenant par derrière).
Une fois le premier rush terminé, c’est là que vous devez utiliser votre vraie technique de pêche. En réalité, il suffit de pomper et de rembobiner tout en descendant, mais le risque est de rembobiner au mauvais moment quand le poisson repart, ce qui casse la ligne.

Et encore une fois, ne jamais laisser la ligne frotter contre le bord du bateau ! C’est une manière sûre de la casser.
How to fish ? Spinning ?
Après quinze minutes de combat intense, un autre poisson mord sur une autre ligne, et les choses se compliquent vraiment ! Les thons vont dans toutes les directions et les lignes risquent de s’emmêler. Si elles se touchent, c’est fini. Elles se cassent. Pire scénario : deux thons, deux poissons perdus.
C’est là que le capitaine est absolument essentiel pour gérer les sommets des lignes et s’assurer qu’elles ne se touchent pas car elles sont tellement tendues que le moindre contact pourrait casser les deux lignes.

Et soudain, le poisson de mon père se dirige vers le mien, le stress monte, et je dois passer sous la canne de mon père pour éviter que les lignes s’emmêlent, et ainsi de suite pendant dix minutes, jusqu’à ce que mon père sorte son poisson estimé à 60 kg par Barry…
Le capitaine décide alors d’attendre que je sorte mon poisson avant de mettre un autre appât à l’eau.
« Après trente minutes de combat, je parviens enfin à sortir un magnifique thon jaune de 55 kg ! Je suis ex-haus-té ! »
Après cela, un collègue ferrera un poisson de plus de 65 kg pour presque une heure de combat, et mon père sortira un troisième poisson de 40 kg juste avant que nous partions, pour terminer en beauté.

« En résumé, cette journée qui avait mal commencé s’est terminée par une fantastique sortie de pêche au thon jaune, avec un poisson de plus de 60 kg, dans une ambiance conviviale et avec l’un des plus beaux couchers de soleil du monde ! »
Où sont les spots de pêche ?
En mer ! Sérieusement, passez par un charter. C’est impossible d’y aller seul.
Mes deux préférés :
Barry Stringer (Hout Bay) http://www.houtbaycharters.co.za/
and Peter McFarlane (Simons'town). https://abundancefishing.co.za/trip/our-skipper/
À visiter aussi dans la région :
Cape Point, bien sûr
Hout Bay et la magnifique route vers Noordhoek via Chapman's Peak (péage mais incontournable)
Constantia et ses vignobles. Mon père a adoré les dégustations (100 rands). Pour 400 rands (20 euros), on peut apparemment acheter la bouteille de vin que Napoléon a bue à Sainte-Hélène !




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